Dernier édito de 2025
Quelle fin d’année !
L’Europe qui se mêle (enfin) de Logement mais agace le Mouvement HLM, l’Anah qui adopte des mesures qui font hurler les associations et autres opérateurs et enfin, nos parlementaires – régulièrement et démocratiquement élus – qui restent campés sur leurs positions partisanes, empêchant (une fois encore) l’adoption d’un budget… alors que la campagne pour les municipales est vraiment lancée !
Incertitude toujours donc, mais cette semaine encore, on a relevé pour vous d’excellentes lectures…
Et puis, c’est de (bonne) tradition : L’équipe HCL vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année et vous retrouvera dès le 5 janvier !
Edito du 15 décembre (2025)
Il semble bien que le PM Sébastien Lecornu soit en passe de réussir à faire adopter le PLFSS 2026, prélude jugé indispensable à une éventuelle adoption du budget 2026 ! Wait and see…
Les députés, contre l’avis du (tout nouveau) ministre du Logement ont, à une belle majorité, approuvé la proposition de loi pérennisant et élargissant les possibilités, pour les collectivités, d’encadrer les loyers.
Quelle affaire! Malgré les sondages et les études favorables, on aura assisté à un déchainement contre de telles mesures. Et ça devrait se poursuivre, alimentant – au moins en communication – un supposé clivage entre les « méchants propriétaires » et les « gentils locataires » (et/ou inversement, selon le point de vue).
Cette semaine, un peu passé sous les radars, Françoise Gatel qui se livre à un quasi mea culpa sur la complexité administrative qui freine le pays (surtout les territoires). Rarissime, non, de la part d’un ministre en exercice ?
Et puis, injustement peu relayées, on notera les analyses très critiques et en langage si peu diplomatique du Gendarme du Logement social, l’Ancols à l’égard d’Action Logement. Rien de bien neuf mais des confirmations et une alerte sur le modèle même de l’ex 1% Logement ! Affaire(s) à suivre…
Enfin, une touche d’optimisme (relatif) avec ce texte que nous publions de François Rochon sur la politique du Logement (social compris) qui pose plutôt bien les choses. Pas inutile, en ces temps incertains.
Guy Lemée

Edito du 8 décembre « Lecornu or not Lecornu ? » dans les heures qui viennent nous dit-on Palais Bourbon avec l’adoption ou le rejet du PLFSS qui serait LE test pour ce énième gouvernement depuis juin 2024.
Et bien entendu, quasiment pas de textes officiels cette semaine (encore…) mais pas mal de (bonnes) lectures qui vous sont proposées.
On note que la Cour des comptes, après l’attaque d’une éphémère ministre de la Ville, reprend le sujet de l’abattement de taxes foncières dont bénéficient les bailleurs sociaux dans les QPV, pour transformer cette « niche fiscale » en véritable subvention encadrée, ce qui déplait aux HLM. Affaire(s) à suivre…
Et puis, il y a cette proposition de loi sénatoriale, intitulée « CHOC » qui ambitionne de régler la crise du Logement et d’aider le Logement social (la sénatrice à l’initiative de cette PPL n’est autre que Dominique Estrosi Sassone, qui est une figure éminente de la fédération des Offices HLM). On y retrouve un ensemble de mesures déjà et souvent évoquées ici ou là avec cependant une ligne directrice en faveur des maires – lesquels, par exemple, auraient un droit de veto pour l’attribution d’un logement – et une orientation assez libérale avec l’intégration des Logements locatifs intermédiaires dans certains quotas SRU… Le Mouvement HLM qui venait de la féliciter pour son action en faveur de la baisse de la RLS est, on le sait, opposé à ces deux dernières mesures ! Grand écart en perspective ?
dito du 24 novembre
Un Congrès des maires en 2025 pour quoi faire ? La moitié des élus actuels ne sera plus aux manettes dans quelques mois, leur président, lui, ne pense qu’à l’échéance suivante (la Présidentielle) et la sauce financière à laquelle ces collectivités selon assaisonnées demeure largement inconnue, les députés se chargeant d’obscurcir le paysage budgétaire. Bien sûr, il y a bien ce grand classique consistant à dénoncer l’Etat, de l’accuser de tous les maux et, en ces temps de fin de règne d’Emmanuel Macron, on s’époumone à le désigner comme unique responsable. Soit.
Et puis, le Premier ministre en a profité pour annoncer/confirmer un ménage sévère dans les normes et, surprise de fin d’année, « avant Noël » une grande loi pour un nouvel acte de décentralisation !
Mais, au-delà des frustrations légitimes ou non qui y furent exprimées, ce 107ème congrès des maires aura donné finalement à la question du Logement un écho inattendu. Le programme officiel n’y laissait en réalité (comme souvent hélas) qu’une place particulièrement limitée cette année. C’est d’une part que les acteurs de la filière s’y étaient mobilisés comme jamais, notamment avec des présences sur le site « commercial » (SMCL) mais aussi que la politique s’est emparée du sujet : de Villepin à Hollande, en passant par Baroin, maintes stars (déchues ?) ou ambitieuses (Attal) de la Politique s’y sont faites photographier. Et le ministre du Logement en a profité pour confirmer (encore) et préciser ses positions (ce que la presse rapporte).
Au moment de cette publication, on le sait depuis vendredi soir, la France risque fort comme l’an passé de se retrouver sans budget au début 2026 ! Le non recours au fameux 49-3 auquel s’est engagé le Premier ministre devrait conduire à une nouvelle « loi spéciale » en début d’exercice, permettant d’assurer les « affaires courantes »…
Edito du 17 novembre
Dans le brouhaha ambiant au Palais Bourbon, le Logement serait plutôt à l’honneur avec, en particulier, le tant attendu « statut du bailleur privé » corrélé à la baisse de la RLS pour les bailleurs sociaux.
Mais l’incertitude demeure forte alors que ce texte (la première partie, les recettes) est transmis au Sénat.
L’un des indicateurs de la crise du Logement qui est installée pour quelques temps (les logements qui ne sont pas produits aujourd’hui manqueront dans quelques années, non ?) est fourni par les chiffres de la promotion privée et ses indicateurs avancés comme celui du nombre de logements mis en vente, aujourd’hui à un niveau historiquement bas, de moins de 10 000 !
Et puis, alors que beaucoup se déclarent satisfaits de l’annonce du Premier ministre de mettre en œuvre « l’allocation sociale unique », une des promesses du candidat Macron dès 2017, on nous alerte sur le risque que représenterait ainsi l’arrêt du versement direct des APL aux bailleurs sociaux ! Rien n’est simple…
Dernière(s) heure(s) : On le sait, le JDD est devenu la tribune officielle de nos gouvernants. Et le (tout) nouveau ministre du Logement, Vincent Jeanbrun n’échappe pas à cette désormais obligée forme de communication. Sa «grande » interview de ce dimanche lui permet de ré-affirmer ses positions, dont beaucoup tranchées, qui ne manqueront pas de soulever questions et oppositions. Rien de neuf pourtant : de la « France de propriétaires » à la « fin du bail HLM à vie », toutes ces antiennes datent et, même si elles peuvent satisfaire un certain électorat, on voit mal en quoi elles pourraient contribuer à sortir de la crise du Logement, non ? Affaire(s) à suivre…
Edito du 20 octobre 2025
Que d’information(s) cette semaine ! Florilège :
La Loi dite de simplification de l’urbanisme (un texte un peu fourre-tout, non ?) à peine adoptée qu’elle suscite déjà tant de réserves de bien des praticiens… Action Logement, qui soufflait un peu, presse et Administration étant mobilisées sur d’autres sujets, de se voir vertement tancée par la Cour des comptes sur son (mal nommé, on se poussait du col du temps du précédent DG) « office national des ventes » (hlm)… Le « plan banlieue » de Vincent Jeanbrun, alors (seulement) député LR, révélé cet été avait été vertement critiqué, en particulier par le Mouvement Hlm qui, aujourd’hui, ne peut que féliciter – manière républicaine – le nouveau ministre du Logement (et de la Ville) ! Lesquels HLM constatent que le projet de budget les met (encore) à contribution, pour plus de 2 milliards pour 2026 !
On n’oublie pas que toutes les organisations professionnelles du secteur (ou presque), craignant son abandon, demandaient, suppliaient à cor et à cri que le fameux statut du bailleur privé, promis par Valérie Létard (sans qu’on en connaisse précisément les détails d’ailleurs) ne passe pas à la trappe. Et bien voilà, le nouveau ministre promet de l’introduire par amendement gouvernemental lors du prochain débat budgétaire. Et ce contentement, cet empressement d’étonner même le crayon du dessinateur de presse.
Enfin, une grande agence de notation dégrade soudainement la note souveraine de la France mais les taux ne flambent pas alors que le PLF 2026 est « just in time » déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale.
Mais on s’épargne pour l’heure une présentation détaillée tant l’incertitude demeure ! Plus de 1700 amendements déposés et même la question préliminaire vient d’être rejetée par la Commission des finances ce matin même … Affaire(s) à suivre !
