François Hollande dans le viseur des HLM

03/04/2016


M. Le Président de la République, Je viens vous faire part du grand mécontentement du Mouvement HLM ...


Ainsi débute le courrier du président de l'USH à François Hollande (une première !) qu'HCL s'est procuré pour vous. Les sujets de ce mécontentement qui sont abordés par les HLM : Le FNAP d'abord (ils étaient vent debout contre ce fonds national des aides à la pierre) dont ni la gouvernance ni le financement ne leur conviennent, ensuite la question relativement périphérique de la baisse du taux de commissionnement des banques qui aurait permis à la Caisse des dépôts de baisser le coût de ses prêts aux organismes (une promesse présidentielle lors de leur dernier congrès rappellent les HLM).


Sur une série de sujets, la parole publique n'est pas tenue tient à rappeler le président Jean-Louis Dumont (député PS de la Meuse) au Président Hollande.


Signe des temps, les HLM n'ont plus l'oreille du Pouvoir, pas plus à l'Elysée qu'à Matignon (et on ne parle pas de Bercy qui est voué aux gémonies) et - autre signe des temps- l'atmosphère de fin de règne de ces derniers mois du quinquennat auront conduit l'institution HLM à ce genre de revendication, plutôt inhabituelle dans sa forme au moins !


Les HLM se sentent autorisés à interpeller le plus haut niveau de l'Etat en ces termes peu amènes : Les mesures prévues(...) constituent un contre sens politique, économique et social.


Daté du 21 mars dernier, ce courrier (dont l'existence a fuité assez vite) aurait été notamment motivé (déclenché) par la promesse - selon les HLM- non tenue de pouvoir peser sur la gouvernance du FNAP dont ils avaient combattu la création même. Le projet de décret qu'HCL s'est procuré, bientôt en consultation officielle, prévoit en effet que les organismes de logement social ne pèsent que pour un tiers dans le Conseil d'administration et dans ce collège de 5 membres (sur un total de 15),  les HLM ne disposeraient que de 3 postes...


Les HLM ont ainsi l'impression que le FNAP va gérer leurs sous (400 millions prélevés sur les organismes), et que c'est l'Etat (les administrations) qui auront la main sur cette manne... La question, rétorquent les Finances et quelques hauts fonctionnaires basés à La Défense, est de savoir s'il s'agit vraiment de leurs sous (aux HLM) et secondairement s'ils sont les mieux placés pour optimiser leur utilisation.


Manifestement, le Gouvernement (avant même l'arrivée de la nouvelle ministre Emmanuelle Cosse) a tranché.


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Image François Hollande dans le viseur des HLM